GUIDEnR BOIS-ENERGIE,
L'information sur le Bois-Energie
et la Construction-Bois
 



LES CLES DU DIMENSIONNEMENT

Ouvrages en commande
Photovoltaïque autonome

Photovoltaïque raccordé au réseau




Les silos dans une chaufferie au bois

Pour les chaudières à alimentation automatique, l'autonomie dépend du volume du silo. Afin d'éviter un stockage trop important sur site, les chaufferies de forte puissance disposent une autonomie de seulement 3 à 4 jours. L'autonomie des petites installations (< 500 kW) peut s'élever à une dizaine de jours voir plus, le silo est dans ce cas dimensionné en fonction des capacités des matériels de livraison.



Il faut distinguer le volume en eau (capacité maximale théorique du silo) et le volume utile (volume qui sera réellement utilisé : 75 à 85 % du volume en eau).

La conception d'un stockage de bois prend en compte les paramètres suivants :
  • la puissance de la chaudière et le type de combustible utilisé,
  • le mode de livraison et l’autonomie souhaitée,
  • les contraintes d'intégration (architecturales, foncières, nature du sol),
  • le choix d'exploitation (chargeur et personnel sur site),
L'intégration du silo de stockage et de l'aire de circulation des camions de livraison constitue un point délicat dans la conception d'une installation bois-énergie. Il suppose une bonne concertation entre concepteur, constructeur, exploitant et fournisseur de combustible.

Pour des installations de petites à moyennes puissances, on fait des silos de 40 à 300m^3. L’approvisionnement se fait par :
  • des tracteurs agricoles avec bennes : de 20 à 40m3,
  • des camions à bennes basculantes : 40m3,
  • des semi remorques à fond mouvant : 90m3,
Les silos inférieurs à 100 m3 sont carrés et équipés de pâles rotatives, alors que les silos de plus grande capacité sont équipés d'échelles de racleurs dont l'emprise au sol nécessite la conception d'un silo rectangulaire (12 m x 5 m).



On peut procéder à un stockage actif et passif de plein pied :

Silo dans une chaufferie au bois
Ce système peut correspondre à des modes d'approvisionnement en circuit court (agriculteurs/forestiers) avec stockage d'une partie de la consommation annuelle de combustible sur le site de la chaufferie. Cela peut aussi correspondre à des impératifs techniques (impossibilité d'un silo enterré par exemple) ou à des choix liés aux contraintes financières (impact du coût du génie civil sur la rentabilité du projet).